Gestion et rémission des diabètes (Types 1 et 2) : les approches des Dr Courtney et Dr Cousens

Les diabètes soignés ou soulagés grâce à l’alimentation

Il y a un certain nombre d’années que je connais ces deux approches, découvertes au fil de mes recherches sur les traitements et protocoles efficaces non conventionnels développés par des chercheurs indépendants.

Ces deux solutions potentiellement efficaces reposent sur l’alimentation crue : la première, celle du Dr Courtney, a exclusivement recours au « cannabis sativa » ou chanvre indien, consommé sous forme de jus. Malheureusement, cette plante est encore inaccessible dans de nombreux pays, mais son emploi est heureusement défendu par un mouvement de légalisation et de déclassification grandissanten Occident.

La deuxième, celle du Dr Cousens, propose des changements importants à l’alimentation dans le cadre d’un programme de 30 jours dont un documentaire rend compte des résultats impressionnants, y compris sur le diabète de type 1, même si la guérison n’est pas nécessairement complète, surtout avec la difficulté de maintenir le régime au-delà des 30 jours.

Je vous laisse avec Gemini, guidé par mes soins.

Bonne découverte et surtout, bonne santé!

Julie Martineau
Réseau d’entraide Les Vivants

*


Entrevues avec le Dr Courtney et son épouse — en anglais :

Leaf

Leaf introduces Dr. William Courtney and Kristen Courtney of Cannabis International; along with the people involved in researching, promoting, regulating and benefiting from raw cannabis. Dr. Courtney is a physician and researcher from Mendocino, California, who gives medical marijuana approvals to qualified patients in Mendocino and Humboldt Counties.

Raw Cannabis Advantages – William Courtney, MD

Interview during Seventh National Clinical Conference on Cannabis Therapeutics in Tucson, AZ, April 2012. Dr. Courtney, a physician in California, explains why juicing raw cannabis accesses more cannabinoids and other phyto-compounds than heated cannabis. Interview conducted by Mark Pedersen for Patients Out of Time, hosts of the conference. www.patientsoutoftime.com

Le Cannabis Cru : Un Légume Vert au Potentiel Thérapeutique Méconnu

Souvent réduit à ses effets psychoactifs ou à son usage récréatif, le Cannabis sativa cache un potentiel insoupçonné lorsqu’il est consommé à l’état brut. Les travaux pionniers du Dr William Courtney proposent un véritable changement de paradigme : et si nous considérions le cannabis non pas seulement comme un médicament, mais comme un légume vert essentiel à notre équilibre métabolique ?

Cette approche nutritionnelle ouvre des pistes fascinantes pour la gestion des maladies inflammatoires chroniques, et tout particulièrement du diabète.

Pourquoi consommer le cannabis cru ? La clé réside dans la chimie de la plante fraîche. Avant d’être chauffé ou séché, le cannabis ne contient pas de THC ou de CBD actifs, mais leurs précurseurs acides : le THCA et le CBDA. Contrairement aux formes chauffées (décarboxylées), ces cannabinoïdes acides n’ont aucun effet psychoactif. Cela permet aux patients de consommer des doses massives de ces nutriments sans subir la moindre altération de la conscience.

Quels effets sur le diabète et le métabolisme ? Consommé sous forme de jus pressé à froid, le cannabis cru agit comme une véritable « extinction de l’inflammation ». Sur le plan métabolique, la recherche et les observations cliniques soulignent plusieurs mécanismes d’action :

  • Inhibition de l’alpha-amylase : Aide à ralentir l’absorption des glucides lors de la digestion.

  • Stimulation des récepteurs CB2 : Contribue à protéger le pancréas et à améliorer la sensibilité à l’insuline.

  • Action antioxydante majeure : Soutient les mitochondries (les usines à énergie de nos cellules) et combat l’inflammation systémique qui nourrit le diabète.

L’approche pratique du Dr Courtney Le protocole repose sur l’extraction de jus de feuilles et de fleurs fraîches, à consommer idéalement dans les heures suivant le pressage pour conserver les molécules intactes. Ce « juicing » permet de saturer le système endocannabinoïde du corps pour l’aider à retrouver son homéostasie (son équilibre naturel).

⚠️ Prévention et Prudence Bien que les bienfaits nutritionnels soient immenses, l’intégration du cannabis cru dans la gestion d’une pathologie comme le diabète (surtout le Diabète de Type 1) exige des précautions. Une supervision médicale est essentielle pour assurer des contrôles glycémiques fréquents et garantir que le jus ne contienne aucune trace de THC actif, qui pourrait déclencher des fringales glucidiques indésirables.

Voici comment les travaux du Dr Courtney éclairent concrètement l’usage du cannabis cru pour les maladies métaboliques comme le diabète, et pourquoi son approche bouscule la médecine traditionnelle :

1. Des doses massives grâce aux cannabinoïdes acides

L’argument central du Dr Courtney est que chauffer ou sécher le cannabis détruit la majorité de ses bienfaits nutritionnels. En consommant la plante fraîche sous forme de jus pressé, le patient absorbe des cannabinoïdes sous leur forme acide originelle (principalement le THCA et le CBDA).

Cette méthode permet d’ingérer des doses extrêmement élevées (500 à 600 mg par jour) de principes actifs puissamment anti-inflammatoires, sans aucun effet psychoactif. Si l’on chauffait cette même quantité de plante, la dose de THC pur serait hautement toxique et insupportable pour le cerveau.

2. Le concept de « Déficience Endocannabinoïde »

Pour le Dr Courtney, de nombreuses maladies chroniques (dont les troubles métaboliques, auto-immuns et inflammatoires) proviendraient d’un système endocannabinoïde « affamé » qui ne parvient plus à maintenir l’équilibre du corps.

Sa femme, Kristen Courtney — dont le rétablissement spectaculaire face à de multiples maladies chroniques a popularisé cette thérapie — utilise d’ailleurs une analogie directe avec le diabète pour expliquer le traitement :

« On ne considérerait pas un diabétique comme dépendant à l’insuline. Moi, j’ai une déficience endocannabinoïde […] En buvant la feuille, je suis capable de saturer mon corps ».

3. Application au métabolisme et au diabète

Dans sa pratique clinique californienne, qui regroupe les données de près de 8 000 patients, le Dr Courtney a observé que saturer le corps de jus de cannabis cru aide à nettoyer les cellules endommagées, à améliorer l’efficacité des mitochondries (les usines à énergie des cellules) et à réduire l’inflammation systémique.

Il souligne d’ailleurs régulièrement une ironie institutionnelle : le gouvernement des États-Unis détient des brevets (notamment le brevet 6,630,507) qui reconnaissent explicitement l’usage des cannabinoïdes pour la prévention du diabète et le traitement de l’inflammation.

Ainsi, il existe une véritable application clinique sur le terrain, documentée par les observations du Dr Courtney et les témoignages de milliers de patients. Si on ne peut pas dire que c’est un protocole « standard », c’est parce que l’endocrinologie conventionnelle (la médecine classique du diabète) exige des essais cliniques randomisés à double aveugle pour valider officiellement un traitement. Or, le jus d’une plante crue non brevetable intéresse peu l’industrie pharmaceutique, laissant cette thérapie novatrice entre les mains de la médecine fonctionnelle et nutritionnelle.

Le Protocole du Dr William Courtney : Dosage et Préparation

Le protocole de jus de cannabis cru (« juicing ») du Dr Courtney repose sur l’utilisation stricte de la plante fraîche. L’objectif est d’extraire les cannabinoïdes sous leur forme acide (THCA, CBDA) sans aucune exposition à la chaleur, au séchage ou au vieillissement, qui risqueraient de les transformer en composés psychoactifs (THC).

1. Les quantités recommandées

Le Dr Courtney recommande une consommation quotidienne et fractionnée pour saturer et maintenir l’équilibre du système endocannabinoïde tout au long de la journée. Voici les quantités standard suggérées pour un adulte :

  • Feuilles fraîches : 15 à 30 grandes feuilles de cannabis crues par jour.

  • Fleurs fraîches (Bourgeons) : 2 têtes crues d’environ 5 à 7 centimètres de long par jour (cette étape est optionnelle mais fortement recommandée pour un apport thérapeutique concentré en cannabinoïdes et terpènes).

  • Fréquence de consommation : Il est conseillé de diviser la quantité totale en plusieurs portions (idéalement 3 à 5 prises) à boire tout au long de la journée. Le corps métabolise et élimine les cannabinoïdes acides en quelques heures.

2. Le matériel nécessaire

Le choix de l’appareil est crucial pour ne pas altérer la biochimie fragile de la plante fraîche.

  • L’outil idéal : Un extracteur de jus à froid (à mastication, comme ceux utilisés pour l’herbe de blé). Cet appareil broie les fibres très lentement sans produire de chaleur, préservant ainsi les enzymes, le THCA et le CBDA.

  • L’outil déconseillé : Les centrifugeuses classiques. Leur rotation très rapide génère de la chaleur (qui peut amorcer la décarboxylation du THCA en THC psychoactif) et oxyde rapidement le jus.

  • L’alternative : Un blender très puissant. Il faudra y ajouter une base liquide (eau de coco, jus de pomme) pour mixer le tout, puis éventuellement filtrer le mélange à l’aide d’un sac à lait végétal si l’on ne souhaite pas consommer toute la fibre.

3. La préparation étape par étape

Le jus de cannabis pur est extrêmement chlorophylliens, piquant et amer. Il n’est pas fait pour être bu pur (« cul sec »).

  1. Nettoyer la plante : Utilisez des feuilles fraîchement coupées. Lavez-les soigneusement à l’eau claire pour retirer les impuretés.

  2. Presser : Passez les feuilles et les bourgeons dans l’extracteur de jus à froid.

  3. Diluer et aromatiser : Mélangez le jus de cannabis obtenu avec un autre jus frais pressé pour masquer l’amertume. Le ratio recommandé par le Dr Courtney est d’1 portion de jus de cannabis pour 10 portions de jus de légumes ou de fruits. Les mélanges à base de carotte, pomme, céleri, concombre, accompagnés d’une touche de gingembre ou de citron, sont les plus populaires.

  4. Consommer : Buvez la première portion immédiatement pour profiter du maximum d’enzymes actives.

4. La conservation

Le jus frais est un produit vivant qui s’oxyde très vite à l’air libre et à la lumière.

  • Au réfrigérateur : Le jus fraîchement pressé peut se conserver dans un récipient en verre hermétique au réfrigérateur pour un maximum de 3 jours.

  • L’astuce de la congélation : Pour simplifier la logistique, la méthode la plus courante consiste à presser une grande quantité de feuilles fraîches, de verser le jus pur dans des bacs à glaçons et de le congeler immédiatement. Il suffit ensuite de faire fondre un ou deux glaçons de cannabis cru dans son verre de jus de carotte ou de pomme au fil de la journée.

Note de sécurité vitale : La plante utilisée doit impérativement être cultivée de manière biologique. L’extraction de jus concentre tout ce qui se trouve sur la plante. L’utilisation de cannabis traité avec des pesticides chimiques, des fongicides ou cultivé dans un sol contenant des métaux lourds rendrait le jus hautement toxique pour l’organisme.

*

📝 L’Approche du Dr Cousens : L’Alimentation Vivante face au Diabète

Ce résumé s’appuie sur le livre Soigner son diabète et le documentaire indépendant Simply Raw: Reversing Diabetes in 30 Days (2009), qui a suivi six diabétiques soumis à un changement radical de mode de vie pendant un mois.

1. Le Protocole : L’Alimentation 100 % Crue
L’approche repose sur un changement d’alimentation extrême, visant à préserver la « force vitale » et les enzymes naturelles des aliments (détruites au-delà de 42°C).

  • Ce qui est exigé : Un régime strictement végétalien, biologique et cru (légumes verts, jus pressés à froid, noix, graines germées).

  • Ce qui est banni : Tous les produits d’origine animale, les aliments transformés, les sucres raffinés et la caféine.

2. La Mécanique Biologique (Pourquoi ça fonctionne)
Les résultats spectaculaires observés en 30 jours s’expliquent par des mécanismes physiologiques clairs :

  • Le choc de la restriction calorique : La baisse drastique des calories force le corps à puiser dans les graisses viscérales (qui encombrent le foie et le pancréas), ce qui aide à réactiver la production naturelle d’insuline.

  • L’effondrement de la charge glycémique : Sans sucres rapides ni céréales cuites, les pics de glycémie disparaissent instantanément.

  • Le rôle des fibres et des enzymes : Ingérées en abondance, elles créent un « filet » digestif qui ralentit l’absorption des sucres et lisse les courbes glycémiques.

3. Une distinction vitale : Type 2 vs Type 1
L’approche ne guérit pas tous les diabètes de la même manière, et la nuance est cruciale :

  • Diabète de Type 2 (Métabolique) : L’approche est extrêmement efficace. La glycémie se normalise rapidement et beaucoup parviennent, avec l’accord de leur médecin, à arrêter leurs injections et médicaments. C’est une condition fortement réversible.

  • Diabète de Type 1 (Auto-immun) : Bien que l’alimentation crue réduise l’inflammation, stabilise l’humeur et diminue les besoins en insuline, elle ne relance pas le pancréas. L’apport d’insuline externe reste une question de survie absolue.

4. Le Défi de la « Vraie Vie »
La plus grande leçon de cette expérience est la difficulté de maintenir un tel régime sur le long terme. Le 100 % cru demande un investissement financier, un temps de préparation colossal (germination, extraction) et entraîne de fortes contraintes sociales. Si les anciennes habitudes alimentaires reviennent, les symptômes du diabète réapparaissent également.

⚠️ Avertissement Médical Important
La nourriture a un pouvoir biochimique puissant. Passer d’une alimentation standard à un régime 100 % cru du jour au lendemain peut provoquer des chocs métaboliques (comme des hypoglycémies sévères). Ce type de transition doit impérativement se faire sous stricte supervision médicale, particulièrement pour adapter ou sevrer les traitements en toute sécurité.

Le documentaire « Guérir le diabète en 30 jours » :

Simply Raw Reversing Diabetes in 30 Days complete

This Documentary follows 6 people who are challenged to give up junk food for 30 days in order to chronicle their results in the fight against diabetes. Not that easy to do when you start realizing the struggle they go through. I honestly don’t know if I could do it .

Ce film a eu l’effet d’un électrochoc à l’époque de sa sortie. Il suit l’expérience de six Américains diabétiques (cinq atteints de Type 2, un de Type 1) qui acceptent de vivre au centre du Dr Gabriel Cousens pour suivre un régime exclusivement végétalien, biologique et 100 % cru pendant un mois.

Les résultats observés dans la vidéo sont effectivement spectaculaires et très rapides. Voici pourquoi ces résultats se produisent et ce qu’ils nous apprennent concrètement sur la biologie du corps humain :

1. La science derrière le « miracle » des 30 jours

Bien que l’approche du Dr Cousens soit perçue comme alternative, les résultats fulgurants observés dans le documentaire s’expliquent aujourd’hui par des mécanismes physiologiques très clairs, désormais mieux compris par la science métabolique moderne :

  • Le choc de la restriction calorique : Le passage soudain de l’alimentation standard américaine (riche en graisses saturées, viandes et sucres) à des légumes crus entraîne une chute drastique des calories consommées. Des études récentes (notamment les travaux du Pr Roy Taylor de l’Université de Newcastle) ont prouvé qu’une restriction calorique forte et rapide permet de déstocker la graisse accumulée autour du foie et du pancréas, réactivant ainsi la production naturelle d’insuline.
  • L’effondrement de la charge glycémique : En supprimant totalement les sucres raffinés, les céréales cuites et les produits transformés, la source même des pics de glycémie disparaît. Les besoins en insuline externe chutent donc instantanément.
  • L’abondance de fibres et d’enzymes : Les légumes crus et les graines germées sont gorgés de fibres. Ces fibres créent un « filet » dans l’estomac qui ralentit considérablement la digestion, lissant ainsi les courbes de sucre dans le sang.

2. La différence cruciale entre Type 1 et Type 2

Le documentaire a l’honnêteté de montrer les nuances selon le type de diabète, ce qui est fondamental :

  • Pour le Diabète de Type 2 (métabolique) : Les participants voient leur glycémie se normaliser en quelques jours ou semaines. La plupart parviennent à se passer totalement de leurs injections d’insuline et de leurs médicaments, prouvant que cette forme de diabète est fortement réversible par le mode de vie.
  • Pour le Diabète de Type 1 (auto-immun) : Le film suit Kirt, un jeune homme atteint de Type 1. Si la diète crue améliore grandement sa santé générale, stabilise ses humeurs et réduit significativement ses besoins en insuline, elle ne lui permet pas de s’en sevrer complètement. Son pancréas ne produisant plus du tout d’insuline, l’apport externe reste vital, confirmant qu’on ne « guérit » pas un Type 1 avec des légumes crus, même si on le gère beaucoup mieux.

3. Le vrai défi : Le retour à la réalité

La plus grande leçon de cette vidéo n’est finalement pas que l’alimentation crue fonctionne (les preuves visuelles sont là), mais bien la difficulté de maintenir un tel mode de vie. À la fin du documentaire et dans les années qui ont suivi, on constate que le régime 100 % cru est extrêmement exigeant sur le plan social, financier et pratique (temps de préparation, trempage des graines, extraction des jus). Plusieurs participants ont fini par réintroduire des aliments cuits ou transformés une fois de retour dans leur environnement habituel, voyant ainsi leurs symptômes réapparaître.

En conclusion : Le grand mérite de cette vidéo — et des travaux de praticiens comme Gabriel Cousens à cette époque — est d’avoir prouvé de manière visuelle au grand public que le diabète de type 2 n’est pas toujours une fatalité irréversible. Ces exemples documentés ont démontré avec force que la nourriture que nous mettons dans notre assiette possède un pouvoir d’action biochimique bien plus puissant et immédiat que ce que la médecine conventionnelle enseignait il y a quinze ans.

(Julie et Gemini)

Réseau d'entraide Les Vivants et La Tirelire des vivants

Inscrivez-vous à la liste d'envoi pour recevoir les dernières publications et soutenir les vivants.

aide

Courroie de transmission d'infos utiles

You may also like...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *